Tag: Moyen Âge

La Bourse: de Ter Buerse à Wall Street

L’année dernière, nous avons tous été confrontés à la crise économique. Les Bourses aussi ont été malmenées. Les Bourses américaines ont souffert tout autant que les Bourses européennes, et le Bel 20 s’est effondré. L’action de Fortis, que l’on croyait pourtant stable, a fait le grand plongeon. Aujourd’hui, la Bourse nous est familière mais, au fond, où, quand et comment le marché des valeurs est-il né?

L’esterlin: une monnaie d’échange internationale au Moyen Âge

Dans le cours de l’histoire, seul un petit nombre de monnaies sont devenues des monnaies d’échange internationales. Pour être acceptée en dehors de son propre territoire d’émission, une monnaie devait répondre à un certain nombre de conditions en termes de poids, de titre et de valeur, et elle devait bénéficier d’une grande notoriété. L’esterlin y satisfaisait largement dès la fin du XIIe siècle.

Avant l’euro, le Vierlander. Première étape d’une unification monétaire.

Depuis les monnaies primitives, beaucoup de villes, régions, pays et peuples utilisent leurs propres moyens de paiements. La quantité de monnaies différentes en circulation a donc toujours été très importante. Aujourd’hui, en Europe, plusieurs pays paient avec une monnaie unique: l’Euro. Cette union monétaire actuelle est un stade très avancé d’un long processus qui prend ses racines dans le passé. La pièce dont nous allons vous parler, le Vierlander de 1434, semble être une des premières étapes de ce cheminement.

La table du changeur: une table pas comme les autres

Que peut donc bien faire une table en bois, placée en plein centre du musée de la Banque nationale, dans un espace d’exposition consacré à l’origine et à l’histoire de l’argent? Cette table appartenait en fait à un changeur du 16e siècle, un de ces changeurs actifs dans nos villes depuis la fin du Moyen âge et qui sont à l’origine de nos banquiers actuels. Au Moyen âge, ils avaient un rôle important vu la grande diversité de monnaies en circulation.

Une fleur de Lys au Brabant?

Une pièce émise sous le règne du duc de Brabant Henri Ier (1190-1235), se retrouve sous la loupe. L’avers représente le prince brabançon à mi-corps, en arme : casque, épée à double tranchant et bouclier au lion. Cet animal, symbole de puissance et présent sur les armoiries des ducs de Brabant à partir du règne de Henri Ier, figure également au revers. Particularité de ce denier en argent pesant 0,81 grammes, cette fleur de lys ornant le casque du duc.