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	<title>Museum of the National Bank of Belgium</title>
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	<description>Explore the history of money and economy through the collection of the Museum of the National Bank of Belgium</description>
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		<title>&#8220;Krokuskriebels&#8221; : Une activité à vivre en famille&#8230;</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2012/02/krokuskriebels-2.htm</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 11:14:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tsweb</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Musée de la Banque nationale participe à l'évènement des "Krokuskriebels", une initiative de la Gezinsbond (la ligue des familles en Flandre) visant à faire découvrir les musées aussi bien aux enfants qu'à leur famille.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour les parents ou grands-parents qui ne savent pas comment occuper les vacances de Carnaval des enfants, pourquoi ne pas opter pour une activité culturelle et ludique? Le Musée de la Banque nationale participe à l&#8217;évènement des &#8220;Krokuskriebels&#8221;, une initiative de la Gezinsbond (la ligue des familles en Flandre) visant à faire découvrir les musées aussi bien aux enfants qu&#8217;à leur famille. </strong></p>
<p>97 musées de la Communauté flamande et de Bruxelles ouvrent ainsi leurs portes de manière originale du samedi 18 au dimanche 26 février inclus, avec une approche spécialement destinée à un public d&#8217;enfants (6-9 ans). Si l&#8217;initiative est néerlandophone (<a href="http://www.krokuskriebels.be/">www.krokuskriebels.be</a>),  le Musée de la Banque nationale la propose dans les deux langues du pays afin d&#8217;inciter un maximum de familles à rentrer dans l&#8217;univers mystérieux de l&#8217;argent.</p>
<p>Les enfants pourront se mettre à la place du gouverneur de la BNB et prendre les commandes de la Banque, mais aussi faire montre de leurs talents de dessinateurs pour réaliser de nouvelles pièces de monnaie tout en jouant au détective à travers les salles du musée&#8230; L&#8217;entrée et la participation à l&#8217;évènement sont gratuits. Alors, pourquoi hésiter?</p>
<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/02/krokuskriebels_NL2.jpg" rel="lightbox[5300]"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5310" title="Krokuskriebels" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/02/krokuskriebels_NL2-300x74.jpg" alt="Krokuskriebels" width="300" height="74" /></a></p>
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		<title>Les assignats : monnaie de la Révolution française</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2012/02/revolution.htm</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 12:33:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tsweb</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'objet du mois]]></category>

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		<description><![CDATA[L’histoire le sait : faire tourner la planche à billets n’a jamais solutionné une crise économique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/doc/obj_month/obj201201FR.pdf">Version imprimable</a> (pdf)</p>
<p><strong>L’histoire le sait : faire tourner la planche à billets n’a jamais solutionné une crise économique. Les assignats qui ont circulé en France et dans les territoires occupés par les Révolutionnaires français entre 1789 et 1796 en sont un bon exemple. Plusieurs exemplaires se trouvent dans la salle 4 du musée, dont un assignat de 10 000 francs datant de 1795. Ce papier-monnaie initialement destiné à acheter les biens du clergé mis à disposition de la nation a été détourné de son but originel et transformé en une monnaie dont l’émission n’a plus été contrôlée, ce qui a donné lieu à une importante crise inflationniste.</strong></p>
<p>À la fin de l’Ancien régime, la France connaît une crise financière majeure. La population a faim, le déficit du pays est énorme et le royaume au bord de la faillite. La Révolution n’arrange rien. C’est dans ce contexte économique que l’assignat est créé. En 1789, le roi Louis XVI convoque les États Généraux dans le but de trouver une solution à la crise. De ces États Généraux naît une Assemblée constituante, organe chargé de trouver un moyen de pallier la dette publique. Celle-ci décide d’abolir le système fiscal de l’Ancien régime, considéré comme le tyran du peuple. Les impôts y étaient nombreux et répartis très inégalement, conduisant à l’agitation et la révolte.</p>
<p>Le député Charles Maurice de Talleyrand, également évêque d’Autun, émet une proposition : pourquoi ne pas nationaliser les biens du clergé ? Ces biens, d’une importance considérable, étaient constitués principalement d’immeubles et de propriétés agricoles dont la valeur totale s’évaluait à 2 ou 3 milliards de livres. L’Assemblée nationale décide dès lors de vendre aux enchères les biens confisqués de l’Église. L’idée est simple : les personnes voulant acheter ces biens devenus biens nationaux ne peuvent le faire qu’en échange d’assignats qu’ils doivent préalablement se procurer. Les assignats s’apparentent à des bons émis par le Trésor. La valeur de ce papier-monnaie est gagée ou « assignée » sur ces domaines nationaux. Cette formule permet de faire rentrer directement de l’argent dans les caisses de l’État grâce aux prêts de particuliers générateurs d’un intérêt de 5 % et sans devoir attendre la vente proprement dite des biens.</p>
<div id="attachment_5280" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/02/object1-februari2.jpg" rel="lightbox[5276]"><img class="size-medium wp-image-5280" title="À partir de janvier 1792, des assignats sont émis en sols ou sous (1 livre = 20 sous)." src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/02/object1-februari2-300x237.jpg" alt="" width="300" height="237" /></a><p class="wp-caption-text">À partir de janvier 1792, des assignats sont émis en sols ou sous (1 livre = 20 sous).</p></div>
<p>La production des assignats débute en décembre 1789. Une Caisse de l’extraordinaire est créée. Celle-ci est chargée d’émettre ce papier-monnaie et d’encaisser le produit de la vente des biens confisqués au clergé. Une première émission d’assignats se fait pour un montant de 400 millions de livres. Les premiers assignats sont libellés en livres et de dénomination importante (200, 300 et 1000 livres), ce qui les rend difficiles à utiliser pour d’autres transactions. Une fois les assignats revenus entre les mains de l’État, ils doivent impérativement être détruits. Dès leurs débuts, ces billets font débat à l’Assemblée. Certains députés craignent que trop d’assignats soient mis en circulation par rapport à la valeur des biens nationaux. Une inquiétude qui fait suite à la banqueroute de Law&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_5281" class="wp-caption alignleft" style="width: 237px"><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/02/object2-februari.jpg" rel="lightbox[5276]"><img class="size-full wp-image-5281" title="À partir de 1795, des assignats sont libellés en francs (nouvelle unité monétaire qui remplace la livre)" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/02/object2-februari.jpg" alt="À partir de 1795, des assignats sont libellés en francs (nouvelle unité monétaire qui remplace la livre)" width="227" height="155" /></a><p class="wp-caption-text">À partir de 1795, des assignats sont libellés en francs (nouvelle unité monétaire qui remplace la livre)</p></div>
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<p>Le 17 avril 1790, le gouvernement, toujours à court de liquidités, déclare le cours forcé de l’assignat, son intérêt passe de 5 % à 3 % avant d’être totalement supprimé. C’est ainsi qu’il devient un véritable papier-monnaie. Ajouté à cela, l’État ne détruit plus les assignats qu’il récupère. Jacques Necker, Ministre des Finances et fervent opposant au papier-monnaie, désapprouve ces décisions et donne sa démission en septembre. L’Assemblée et le gouvernement ne renoncent pas et impriment davantage d’assignats. Dans le but de soutenir l’assignat, le gouvernement prend des mesures obligeant par exemple les commerçants à accepter ce papier-monnaie et interdisant toute conversion de l’assignat en métal précieux. Un autre problème de ce papier-monnaie est qu’il est facile à falsifier. L’Angleterre entre autres, grand ennemi de la France, fabriquera de faux billets destinés à emmêler les pinceaux des Français. Ces derniers se retrouvent vite confrontés à de faux assignats venant d’un peu partout. Tout le système s’emballe très vite et l’État français doit émettre encore plus de billets pour pallier aux importants coûts de la guerre qui débute en 1792 contre l’Autriche. Cette guerre marque le début d’une longue série de crises internationales entre la France révolutionnaire et le reste de l’Europe.</p>
<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/02/object3-februari.jpg" rel="lightbox[5276]"><img class="alignright size-full wp-image-5282" title=" ." src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/02/object3-februari.jpg" alt="" width="283" height="276" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avec cette abondance d’assignats, la France fait face à une crise d’hyperinflation. Rien qu’entre 1790 et 1793, l’assignat perd 60 % de sa valeur. En sept ans, la Révolution multiplie par vingt la masse monétaire du pays. Face à cette prolifération d’assignats, les biens du clergé mis à disposition de la nation ne garantissent plus leur valeur et la dépréciation de ces billets s’ensuit. En 1796, le montant total des assignats a atteint 45 milliards de livres, alors que la quantité estimée des biens du clergé était de 2 à 3 milliards. Ces billets sont sans valeur dans un tel contexte inflationniste. En février 1796, les assignats, qui avaient perdu la totalité de leur valeur, ainsi que leurs planches sont brûlés symboliquement place Vendôme par le Directoire qui les remplace par un nouveau billet : le mandat territorial. Celui‑ci connaîtra le même sort que les assignats mais sa dépréciation sera beaucoup plus rapide. Un an plus tard, il disparaît et la monnaie sonnante et trébuchante reprend place.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’assignat était supposé effacer la dette publique mais, au contraire, il causera l’aggravation de la crise financière. L’assignat n’a pourtant pas été un échec pour tout le monde. Il a non seulement permis à la France de financer la guerre de 1792, mais il a également offert la possibilité à des paysans français de se procurer des terres qu’ils n’auraient jamais pu obtenir autrement, grâce à ce papier-monnaie qui se dépréciait et à la possibilité d’échelonner le paiement dans le temps.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>LAURIE DE MARÉ<br />
MUSEUMGUIDE</p>
<p><strong>Bibliographie:</strong></p>
<ul>
<li>Florin AFTALION, <em>L&#8217;économie de la Révolution française</em>, Quadrige/Presses Universitaires de France, 1996.</li>
<li>Jean LAFAURIE, <em>Les assignats et les papiers-monnaies émis par l&#8217;Etat au XVIIIe siècle</em>, Le Léopard d&#8217;Or, Paris, 1981.</li>
<li>Jean MORINI-COMBY, <em>Les assignats: révolution et inflation</em>, Paris: Nouvelle librairie nationale, 1925.</li>
<li>Revue &#8220;NUMISMATIQUE &amp; change&#8221;: <em>Le billet: une collection passionnante à la portée de tous</em>, Seiten 37 bis 43.</li>
</ul>
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		<title>Le Musée de la BNB actif pas qu&#8217;à Bruxelles&#8230;</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2012/01/the-nbb-museum-on-tour.htm</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 08:53:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tsweb</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[lichtfestival]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux projets culturels auxquels le Musée a participé valent bien le détour: le Festival de la Lumière à Gand et le Musée du Marbre à Rance.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Musée de la Banque nationale de Belgique n&#8217;hésite jamais à apporter sa collaboration à des initiatives intéressantes d&#8217;ordre culturel ou historique. C&#8217;est aujourd&#8217;hui le cas pour deux projets qui valent bien le détour.</p>
<h2>Festival de la Lumière</h2>
<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/01/3times4__medium.jpg" rel="lightbox[5269]"><img class="alignleft size-medium wp-image-5270" style="padding-bottom: 4px; padding-right: 4px;" title="3times4" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/01/3times4__medium-300x169.jpg" alt="3times4" width="210" height="118" /></a>Le Musée a participé à la réalisation du projet <strong>3times4</strong> dans le cadre du <strong>Festival de la Lumière</strong> (Lichtfestival) qui se déroule actuellement (du 26 au 29 janvier 2012) à Gand. L&#8217;initiatrice du projet, Laura Maes, y travaille avec son et images sur l&#8217;histoire d&#8217;un bâtiment qui a abrité auparavant l&#8217;orphelinat des garçons aux chemises bleues (&#8216;blauwe lijvekes&#8217;), mais aussi l&#8217;agence de la Banque nationale. Elle a, entre autres, eu l&#8217;idée de reproduire à sa sauce un ancien billet de banque belge, à savoir celui de 500 francs, de type Constantin Meunier et d&#8217;y insérer la tête d&#8217;un jeune garçon en chemise bleu. L&#8217;image apporte une touche juvénile à un bâtiment qui n&#8217;est plus de toute première jeunesse (<a href="http://www.lichtfestivalgent.be/fr/parcours/laura-maes-kask">http://www.lichtfestivalgent.be/fr/parcours/laura-maes-kask</a>).</p>
<h2> </h2>
<h2>Musée du Marbre</h2>
<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/01/musée-rance.jpg" rel="lightbox[5269]"><img class="alignright size-full wp-image-5271" title="Musée du Marbre à Rance" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/01/musée-rance.jpg" alt="Musée du Marbre à Rance" width="180" height="254" /></a>Dans le cadre du dixième anniversaire de l&#8217;euro, le Musée de la Banque nationale a aussi prêté main forte au Musée du Marbre à Rance. Ce dernier y présente actuellement et jusqu&#8217;au 30 mars 2012 l&#8217;exposition Histoire des monnaies d&#8217;Euro(pe). Celle-ci montre entre autres toutes les anciennes devises qui étaient en circulation avant l&#8217;introduction de l&#8217;euro (francs belges, florins néerlandais, lires italiennes, drachmes grecques, etc.), mais elle traite aussi du sujet de l&#8217;origine de la monnaie. (<a href="http://www.portail.wallonie.museum/fr/museum.php?id=218&amp;do=events">http://www.portail.wallonie.museum/fr/museum.php?id=218&amp;do=events</a>).</p>
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		<item>
		<title>John Law: Génie financier ou charlatan ?</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2012/01/ohn-law-financial-genius-or-charlatan.htm</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 07:50:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tsweb</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'objet du mois]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nbbmuseum.be/?p=5222</guid>
		<description><![CDATA[Le musée de la Banque nationale possède deux billets anciens, deux morceaux de papier gravé portant des lettres et des chiffres noirs sur un simple fond blanc, imprimés à l’Imprimerie royale, et sur lesquels figure en filigrane la mention « Billet de Banque ».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Qu’ont en commun les tulipes néerlandaises, la Compagnie française du Mississippi, la Compagnie des mers du Sud en Angleterre, le dotcom et l’immobilier aux États-Unis ? Ce sont autant d’exemples de bulles fi nancières : une phase d’euphorie, suivie d’une prise de conscience de l’excès puis d’un retour au réalisme, le tout débouchant sur l’éclatement de la bulle.</p>
<p>Le musée de la Banque nationale possède deux billets anciens, deux morceaux de papier gravé portant des lettres et des chiffres noirs sur un simple fond blanc, imprimés à l’Imprimerie royale, et sur lesquels fi gure en filigrane la mention « Billet de Banque ».</p>
<div id="attachment_5240" class="wp-caption aligncenter" style="width: 293px"><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/01/object11.jpg" rel="lightbox[5222]"><img class="size-full wp-image-5240" title="Billet de banque de 10 livres tournois de 1719 au musée" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/01/object11.jpg" alt="Billet de banque de 10 livres tournois de 1719 au musée" width="283" height="175" /></a><p class="wp-caption-text">Billet de banque de 10 livres tournois de 1719 au musée</p></div>
<p>Un objet fort simple, somme toute. Et cependant, son histoire est fascinante et … étonnamment actuelle. Comme quoi, les hommes ne retiennent pas facilement les leçons du passé.</p>
<p>L’objet du mois, c’est donc le billet de Law.</p>
<p>Écossais né à Édimbourg en 1671, John Law était le fi ls d’un orfèvre qui était également banquier à ses heures, chose qui n’avait rien d’inhabituel à l’époque. Ses études terminées, le jeune John Law se rend à Londres.</p>
<div id="attachment_5241" class="wp-caption aligncenter" style="width: 312px"><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/01/object21.jpg" rel="lightbox[5222]"><img class="size-full wp-image-5241" title="Law au sommet de sa célébrité en tant que Contrôleur Général des Finances en 1720" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/01/object21.jpg" alt="Law au sommet de sa célébrité en tant que Contrôleur Général des Finances en 1720" width="302" height="447" /></a><p class="wp-caption-text">Law au sommet de sa célébrité en tant que Contrôleur Général des Finances en 1720</p></div>
<p>Il est semble-t-il bel homme, sportif, disert, un « dandy » qui a la faveur des dames.<br />
Il voudrait mener un train de vie fastueux, mais n’ayant pas suffisamment d’argent pour y parvenir, il commence à parier, avec brio d’ailleurs. Doté d’une très bonne mémoire et possédant un talent extraordinaire pour les chiffres et les mathématiques, il amasse beaucoup d’argent.</p>
<p>Toutefois, sa vie bascule le 6 avril 1694. Lors d’un duel, il tue son adversaire. Condamné à mort (les duels étaient interdits), il s’évade de la prison deux jours avant la date prévue pour son exécution et trouve refuge sur le continent. Au cours des dix ans qui suivent, on le voit en différents points de l’Europe : Pays-Bas, Italie, France et Écosse. Son parcours est toutefois difficile à retracer, notamment parce qu’il fait profil bas, en tout cas au début de sa cavale, afin de ne pas se faire de nouveau arrêter. Il s’enrichit en pariant, et se constitue par la même occasion un cercle de connaissances qui lui sera bien utile par la suite (notamment, le Régent de France, Philippe d’Orléans). Il s’intéresse de plus en plus aux activités bancaires : aux Pays-Bas, il étudie le fonctionnement de l’Amsterdamse Wisselbank ainsi que de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC). Ces deux institutions fonctionnaient en symbiose : les banquiers acceptent des actions en garantie de prêts et, inversement, l’on peut emprunter de l’argent pour acheter des actions nouvelles. Cette interaction entre le marché des actions et l’octroi de crédits, symbole d’un nouveau type d’économie, passionne Law.</p>
<p>Il utilise ces nouvelles idées pour élaborer un mécanisme qui repose sur l’utilisation du papier-monnaie, et qui peut même assainir les finances publiques des États. Il est convaincu que le crédit est essentiel au bon fonctionnement de l’économie : si un commerçant disposant de 100 000 livres peut obtenir un crédit pour décupler cette somme, la prospérité du pays ne peut qu’en bénéficier. Une économie qui ne peut donner en garantie que de l’or ou de l’argent vit dans le carcan des matières premières et est condamnée à stagner.</p>
<p>Convaincu du bien-fondé de sa théorie, Law dépose une proposition au Parlement écossais. Sa « Proposal for supplying the nation with money by a paper credit » constituera plus tard le fondement d’un traité qu’il intitulera (« Considérations sur le numéraire et le commerce »). C’est dans cet ouvrage, le principal parmi ses écrits, que Law présente des notions alors inédites : inflation, masse monétaire, vitesse de circulation de l’argent, et interaction entre argent et travail. Ses idées sur la fiscalité sont révolutionnaires : chacun doit contribuer, même le clergé et l’aristocratie. Ses travaux sont toujours enseignés à l’heure actuelle, ce qui montre à quel point il était en avance sur son temps.</p>
<p>Mais sa proposition est rejetée. En fin de compte, seul le Régent de France est disposé à mettre le mécanisme à l’épreuve, non sans une certaine méfiance préalable, d’ailleurs. Les raisons de cet accueil plus favorable sont patentes : à l’issue du règne du Roi-Soleil, les caisses sont vides, et la dette laissée par Louis XIV est colossale.</p>
<p>Law commence par établir une banque publique qui émet du papier-monnaie contre des dépôts de pièces d’or et d’argent Les billets ainsi mis en circulation sont libellés en écus, lesquels représentent un poids fixe d’argent. Depuis plusieurs années, l’État se plaît à modifier la valeur nominale  de l’or et de l’argent, qui a ainsi varié en une vingtaine d’occasions. L’annonce d’un cours fixe est dès lors bien accueillie. Cette constance contribue au rapide succès de la Banque Générale, et le papier-monnaie inspire confiance.</p>
<p>Law suggère ensuite au gouvernement français de fusionner quelques entreprises existantes sous le nom de Compagnie d’Occident, surnommée par la suite Compagnie du Mississippi (1717). Cette gigantesque entreprise exploite d’immenses territoires outre-Atlantique (quelque huit États appartenant alors à la France) et se voit octroyer d’importants monopoles : commerce du tabac, et commerce exclusif en Louisiane, au Mississippi, en Chine, aux Indes orientales et en Amérique du Sud. Elle obtiendra par ailleurs le droit de frapper la monnaie royale, et est autorisée à percevoir un impôt. Au vu de ces vastes privilèges, l’on présume que la Compagnie va réaliser des bénéfices plantureux. Le dividende annuel annoncé étant par ailleurs de 40 %, il faudra plusieurs émissions pour satisfaire la demande du public. Law mène en outre une campagne publicitaire agressive, mêlant toutes sortes de vérités, de demivérités et de mensonges éhontés pour convaincre que les territoires d’outre-mer regorgent de richesses.</p>
<p>Les actions se vendent à l’envi, à tel point que les listes de souscription ne suivent pas. Cet engouement attire à son tour de nouveaux acheteurs. Du lever du soleil au crépuscule, la rue Quincampoix (qui abrite le siège de la Compagnie) ne désemplit pas : tous les investisseurs avides d’une bonne affaire s’y retrouvent. D’aucuns louent une chambre à prix d’or pour suivre les cours de près. Les forces de l’ordre se voient contraintes de prendre des mesures spéciales pour ramener quelque peu le calme.</p>
<p>Les actionnaires de la Compagnie d’Occident proposent généralement, pour payer leurs actions, des « billets d’État », c’est-à-dire des titres d’emprunt émis par Louis XIV qui n’ont plus qu’un tiers de leur valeur nominale mais sont tout de même acceptés à leur valeur pleine et entière pour la libération du capital. Par conséquent, les titres d’État se vendent comme des petits pains, pour être aussitôt convertis en actions. Les titres, qui serviront à financer le commerce d’outre-mer et à faire du profit, sont transférés dans les caisses de l’État à un taux de 4 %. En réalité, Law a donc utilisé la Compagnie pour convaincre les détenteurs d’obligations d’État de les convertir en actions. Ce faisant, la Compagnie deviendrait seule créancière de l’État.</p>
<p>Avec l’accord du Régent, la Banque générale est nationalisée et devient en 1718 la Banque royale. L’on peut y contracter des emprunts en donnant des actions en garantie, après quoi l’argent ainsi emprunté peut à son tour être investi en actions nouvelles. Le capital de la Banque se compose donc en partie d’actions. Dès lors, la Compagnie du Mississippi et la Banque royale ne constituent en réalité qu’une seule et même entreprise, et c’est d’ailleurs ainsi que le public le perçoit.</p>
<p>La Banque émet par ailleurs du papier-monnaie (désormais en « livres tournois ») : le volume est d’abord déterminé par le Régent mais augmente progressivement. Des primes spéciales d’encouragement sont octroyées aux détenteurs de titres publics pour qu’ils échangent leurs emprunts d’État contre des billets de banque, lesquels permettent eux aussi d’acheter les lucratives actions de la Compagnie. La Banque royale est une banque d’escompte, une banque d’émissions, une banque d’affaires et une banque d’État.</p>
<p>Pour couronner le tout, Law tente de convaincre le Régent d’autoriser la Compagnie à acquérir l’intégralité de la dette de l’État français. Proposition inouïe s’il en est. Les Anglais l’imiteront en 1720, en créant la Compagnie des mers du Sud, qui périra à l’issue d’une bulle spéculative.</p>
<p>Entre-temps, la fièvre spéculative se propage : les acheteurs se pressent dans la rue Quincampoix. Le cours, de 500 livres à l’émission, atteint 5 000 livres à la fin d’août 1719, puis 10 000 en décembre.</p>
<p>Princes, ducs, et tout ce que Paris compte comme personnage important, tous veulent acheter le plus d’actions possible, quitte à vendre leurs terres, leurs bijoux, et tout ce qui vaut son pesant d’or. C’est à cette époque que serait né le terme « millionnaire ». Les indigents peuvent eux aussi devenir riches en quelques jours, en spéculant ou en rusant.</p>
<p>Pour Law, c’est la consécration lorsqu’il est nommé Trésorier général des finances de France. Mais sa carrière n’allait pas durer bien longtemps.</p>
<p>En fait, la fin est déjà proche. La France entière est saisie par une inflation galopante, provoquée par l’afflux de billets mis en circulation par la Banque royale. En deux ans, les prix passent du simple au double, en conséquence logique du volume de billets de banque, qui a lui aussi doublé en deux ans. La réserve monétaire (billets de banque et actions) est quatre fois plus importante que lorsque ne circulaient que pièces d’or et d’argent. Certains craignent désormais une dévaluation du papiermonnaie, et décident dès lors de l’échanger contre de la monnaie métallique. En réaction, Law interdit la détention de plus de 500 livres en pièces de monnaie et donne cours légal aux billets de banque. Il va jusqu’à ordonner des perquisitions pour faire respecter ses dispositions. Les citoyens comprennent qu’ils n’y a pas davantage à espérer de la Banque royale que ce montant en espèces, ce qui ne manque pas de fragiliser le papier-monnaie. Law a toujours eu l’intention de finir par retirer la monnaie métallique de la circulation, mais, avec cette limitation à 500 livres, il obtient le résultat inverse : le papier-monnaie n’inspire plus aucune confiance.</p>
<p>Par ailleurs, les énormes quantités d’actions constituent désormais une menace pour son système. Voyant des colons appauvris revenir d’Amérique avec des témoignages bien éloignés d’un quelconque eldorado, l’opinion publique commence à douter sérieusement du potentiel du commerce colonial, et donc de la Compagnie.</p>
<p>La panique s’empare des investisseurs. La Banque royale est contrainte de fermer ses portes, et le prix des actions s’effondre. La rue Quincampoix est le théâtre de scènes dramatiques. Dans la foule en furie, plusieurs personnes perdent la vie. Il se dit que l’on peut « mourir de faim avec 100 millions de papier-monnaie en poche ». Toutes les mesures que Law tente de prendre pour réduire la masse monétaire et acheter des actions pour faire grimper les cours échouent et ont pour seul résultat de le faire évincer du poste de ministre des Finances. Il arrive, avec l’aide du Régent, à échapper à la foule en colère et à fuir vers Bruxelles.</p>
<p>L’éclatement de cette bulle spéculative sera illustré dans nombre de pamphlets, d’estampes et de gravures satiriques, dont la plus connue est « Het groote tafereel der dwaasheid » (« Le grand miroir de la folie »).</p>
<p>Après avoir parcouru à nouveau plusieurs pays, et avoir même reçu de nouvelles propositions pour appliquer son système, Law finit à Venise, où il meurt dans la misère. Il continuera à croire en sa bonne foi, et, si le Régent n’était pas décédé prématurément, il aurait fort probablement été rappelé à Paris. Il a toujours voulu faire de la France un pays plus riche et plus prospère, mais plusieurs erreurs de sa part et l’opposition de quelques acteurs importants qui avaient trop à perdre dans le nouveau monde économique de Law, mirent un terme à son ambition.</p>
<div id="attachment_5242" class="wp-caption aligncenter" style="width: 388px"><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/01/object31.jpg" rel="lightbox[5222]"><img class="size-full wp-image-5242" title="Gravure satirique après l'éclatement de la bulle" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2012/01/object31.jpg" alt="Gravure satirique après l'éclatement de la bulle" width="378" height="472" /></a><p class="wp-caption-text">Gravure satirique après l&#39;éclatement de la bulle</p></div>
<p>Il faudra attendre une septantaine d’années avant que la France ne se risque à retenter l’aventure du papier-monnaie…</p>
<p>ANN VANDORPE</p>
<p><em>Bibliographie</em></p>
<ul>
<li>Het groote tafereel der dwaasheid, gedrukt tot waarschouwinge voor de nakomelingen, 1720.</li>
<li>James Breck PERKINS, France under the Regency with a review of the administration of Louis XIV, 1892.</li>
<li>Frans DE VOGHEL, Financiers d’autrefois, 1988.</li>
<li>Lars TVEDE, Business Cycles, 2001.</li>
<li>Andrew DICKSON White ph.d., Fiat Money Inflation in France,2004.</li>
<li>Niall FERGUSON, The ascent of money, 2008.</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Quand le Bresil est devenu le siège du Royaume du Portugal</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2011/12/brazil-portugal.htm</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 08:57:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tsweb</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'objet du mois]]></category>

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		<description><![CDATA[L’exposition Europalia Brasil met à l’honneur une collection de pièces d’or illustrant les grandes périodes de l’histoire coloniale du Brésil.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/doc/obj_month/obj201112Fr.pdf">Version imprimable</a> (pdf)</p>
<p>L’exposition Europalia Brasil met à l’honneur une collection de pièces d’or illustrant les grandes périodes de l’histoire coloniale du Brésil. L’occasion est donc faite de les mettre à l’honneur, à l’image de celles de Pedro II précédemment. Cette fois, ce sont les trois pièces frappées sous le règne de Maria Ière du Portugal (1777 – 1816) qui feront l’objet d’une attention particulière durant ce mois-ci ; c’est en effet à cette période que le Brésil devint le siège du royaume du Portugal, chose exceptionnelle pour un territoire colonial.</p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_5186" class="wp-caption alignleft" style="width: 95px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/11/muntstuk12.jpg" rel="lightbox[5175]"><img class="size-full wp-image-5186" title="pièce, frappée en 1778" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/11/muntstuk12.jpg" alt="pièce, frappée en 1778" width="85" height="82" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p> <br />
 La première de ces pièces, frappée en 1778, illustre Maria, fille de José Ier, aux côtés de son oncle et époux, Pedro. Leur mariage fut célébré en 1760, alors que Maria était âgée de 26 ans et Pedro 43 ans. Ils montèrent sur le trône en 1777, et bien que les actes furent signés de leurs deux noms, c’est Maria qui fut considérée comme la dirigeante réelle du pays, Pedro se contentant du titre de<br />
roi-consort sous le nom de Pedro III.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_5187" class="wp-caption alignleft" style="width: 95px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/11/muntstuk2.jpg" rel="lightbox[5175]"><img class="size-full wp-image-5187" title="La seconde pièce date de 1787 " src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/11/muntstuk2.jpg" alt="La seconde pièce date de 1787 " width="85" height="85" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p> <br />
 La seconde pièce date de 1787 et montre la reine Maria figurée seule avec le voile de veuve sur la tête. Son époux Pedro III disparut en effet en 1786. Deux années plus tard, deux de leurs enfants décédèrent également, dont le prince héritier José qui ne survécut pas à la variole. Maria, d’une piété extrême frisant parfois avec la superstition, avait en effet refusé de le faire vacciner contre cette maladie. Son confesseur et son premier ministre moururent à la même période. </p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_5189" class="wp-caption alignleft" style="width: 95px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/11/muntstuk3.jpg" rel="lightbox[5175]"><img class="size-full wp-image-5189" title="la dernière pièce, frappée en 1789" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/11/muntstuk3.jpg" alt="la dernière pièce, frappée en 1789" width="85" height="81" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p> Quant à la dernière pièce, frappée en 1789, elle représente Maria avec une coiffe ouvragée ornée de perles, et, tout comme sur la pièce précédente, le texte lisible sur le pourtour retranscrit les titres de la souveraine : « Maria I, par la grâce de Dieu, reine du Portugal et des Algarves ». À côté de la date de frappe se trouve la lettre « R » témoignant que la pièce fut réalisée par l’Hôtel des monnaies de Rio de Janeiro. Cette dernière pièce témoigne de la troisième phase du règne où la reine tomba dans la démence. Les décès successifs dans son entourage ébranlèrent en effet profondément sa nature déjà fragile, et les troubles provoqués par la Révolution française au cours de laquelle sa cousine Marie-Antoinette fut guillotinée ne firent qu’aggraver son état. Sujette à des insomnies, à des crises de terreur et d’hallucinations, elle n’était plus capable de régner, et c’est son fils, João, qui assuma à partir de 1792 le rôle de régent du royaume. C’est pourquoi, si au Portugal on a davantage souligné sa grande piété par l’attribution du surnom « Maria la Pieuse », au Brésil elle est davantage connue sous celui de « Maria la Folle ».<br />
Mais les soucis de la souveraine ne s’arrêtèrent pas là ; dès le début du XIXe siècle, le Portugal est alors en position délicate, partagé entre prendre le parti de la France ou celui de la Grande-Bretagne, ces deux puissances se disputant la domination sur la scène politique européenne. Le choix est plus que difficile : d’un côté, Napoléon accumule les victoires militaires à tel point que beaucoup trouvent préférable d’en faire un allié plutôt qu’un ennemi, alors que de l’autre la Grande-Bretagne est depuis longtemps un collaborateur commercial prépondérant avec lequel une rupture provoquerait sans nul doute une crise économique majeure. En 1806, un blocus continental est instauré par Napoléon pour isoler la Grande-Bretagne, et toute nation pratiquant le commerce avec elle serait déclarée ennemie de la France, avec comme conséquence de se voir envahir par les armées françaises. C’est chose faite dès 1807 ; le maréchal français Junot est sur le point d’entrer dans Lisbonne. La famille royale est donc obligée de fuir et le Brésil fait figure de terre d’exil évidente. La cour se met en route le 29 septembre 1807 et accoste le 7 mars 1808 à Rio de Janeiro qui devient alors véritablement la nouvelle capitale du royaume portugais.<br />
Le Brésil va retirer de nombreux profits de l’arrivée de la cour sur son sol. Ainsi, des bâtiments somptueux sont érigés pour accueillir la famille royale en contrepartie desquels certains commerçants obtiennent de juteux contrats. De plus, le régent João adopte des mesures visant à émanciper les activités commerciales du Brésil. Jusqu’à présent en effet, toutes les marchandises provenant ou à destination du Brésil transitaient systématiquement par le Portugal. Désormais, puisque le Portugal est occupé par les troupes napoléoniennes (qui seront expulsées en 1811), cette liaison exclusive est brisée et les ports brésiliens sont ouverts aux alliés commerciaux. D’autres décisions suivront rapidement : le transfert des plus hautes juridictions du royaume et de la bibliothèque royale, la création de l’Imprimerie royale (qui permit le développement de la presse) et de nombreuses académies (médecine, sciences, arts…). Vers 1810, João encourage également la colonisation par l’installation de petites colonies catholiques d’agriculteurs dans le but d’étendre la civilisation sur le sol brésilien. Ce qui ne sera pas sans conséquence pour les indiens vivant sur ces terres qui seront pour la plupart massivement massacrés.</p>
<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/12/kaart-America1.jpg" rel="lightbox[5175]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-5195" title="carte America" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/12/kaart-America1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><br />
En 1815, le Congrès de Vienne décide du sort à réserver à Napoléon après sa défaite à la Bataille de Waterloo. Afin d’avoir davantage de poids dans la balance politique européenne, João décide de rebaptiser son royaume, qui devint dès lors le Royaume-Uni de Portugal, du Brésil et des Algarves. La reine Maria meurt finalement en 1816, à l’âge de 82 ans, et le régent João fut couronné roi sous le nom de João VI. Le rôle de plus en plus important donné au Brésil suite à l’installation de la cour portugaise permit son émancipation progressive et par là même l’apparition d’un sentiment patriotique, aboutissant plus tard à la séparation politique entre le Brésil et le Portugal, et finalement à l’indépendance du Brésil en 1822. Le règne de Maria Ière et la régence de son fils João furent donc décisifs pour l’histoire du Brésil en tant que nation indépendante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Charlotte VANTIEGHEM<br />
Guide du musée</p>
<p><em>Bibliographie</em></p>
<ul>
<li>BIRMINGHAM David, A concise History of Portugal, 2003, p.103.</li>
<li>ENDERS Armelle, Nouvelle histoire du Brésil, 2008, p.97-103.</li>
<li>LEDUC-GRIMALDI Mathilde, « Sous le signe de l’or brésilien : une quête de 500 ans… » dans D’or et de plumes, systèmes d’échange et de valeur au Brésil, catalogue d’exposition, 2011, p.66-77 et 131-132.</li>
<li>LORBLANCHÈS Jean-Claude, Les soldats de Napoléon en Espagne et au Portugal, 1807-1814, 2007, p.22-376.</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Séminaire 2011 &#8211; l&#8217;économie belge dans et après la crise: matériel didactique disponible</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2011/11/seminar2011-materials.htm</link>
		<comments>http://www.nbbmuseum.be/fr/2011/11/seminar2011-materials.htm#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 13:42:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tsweb</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nbbmuseum.be/?p=5161</guid>
		<description><![CDATA[La matière présentée pendant le séminaire 2011 pour les enseignants en économie est disponible sur ce site.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 12 octobre 2011, la Banque nationale a organisé son quatrième séminaire à destination des enseignants en économie du secondaire, sous le titre “L’économie belge dans et après la crise économique. Une mise en perspective.”</p>
<p>Vous trouverez dans la Salle des profs <a href="http://www.nbbmuseum.be/fr/teachers/seminars/seminar2011">l’essentiel de la matière présentée ce jour-là</a> (présentations, documents, fiches d&#8217;information et une liste de lecture).</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Pour ceux qui ont manqué la précédente: deuxième nocturne au Musée de la BNB le jeudi 24 novembre</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2011/11/tweede-nocturne.htm</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 07:46:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tsweb</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nbbmuseum.be/?p=5122</guid>
		<description><![CDATA[Amateurs de culture et de Brussels by night: durant l'automne, les musées de Bruxelles vous accueillent tous les jeudis soir pour des visites nocturnes. Le Musée de la Banque nationale y participe également! C'est l'occasion idéale pour (re)découvrir les collections du musée dans une ambiance conviviale entre amis ou en famille.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/10/nocturne-20116.jpg" rel="lightbox[5122]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5081" title="nocturne-2011" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/10/nocturne-20116.jpg" alt="nocturne-2011" width="100" height="150" /></a></p>
<p><strong>Amateurs de culture et de Brussels by night: durant l&#8217;automne, les musées de Bruxelles vous accueillent tous les jeudis soir pour des visites nocturnes. <strong>Le Musée de la Banque nationale y participe également! C&#8217;est l&#8217;occasion idéale pour (re)découvrir les collections du musée dans une ambiance conviviale entre amis ou en famille.</strong></strong></p>
<p>Laissez-vous guider à travers la collection du musée et testez ensuite vos connaissances en faisant tourner la roue de la fortune! Succès garanti&#8230; Aux collections permanentes s&#8217;ajoute cette année une exposition prestigieuse inscrite au programme d&#8217;Europalia.Brasil: votre guide vous emmènera dans un univers où il sera question <em>d&#8217;or et &#8230; de plumes</em>! </p>
<p>Après votre visite, un petit verre vous est offert. En raison d&#8217;une capacité d&#8217;accueil limitée, une réservation rapide est souhaitée. L&#8217;entrée est gratuite. Le programme complet des nocturnes se trouve sur <a href="http://www.brusselsmuseumsnocturnes.be">www.brusselsmuseumsnocturnes.be</a></p>
<p><i>Où?</i></p>
<p>Musée de la Banque nationale de Belgique<br />
rue du Bois Sauvage 10<br />
1000 Bruxelles</p>
<p><i>Quand?</i></p>
<p>jeudi 24 novembre<br />
de 17 à 22 h</p>
<p><i>Prix?</i></p>
<p>gratuit</p>
<p><I>Réservation</I></p>
<p>tél. 02 221 22 06 ou 02 221 36 21<br />
<a href="mailto:&quot;museum@nbb.be&quot;">museum@nbb.be</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Kayapó</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2011/11/kayapo.htm</link>
		<comments>http://www.nbbmuseum.be/fr/2011/11/kayapo.htm#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 08:53:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tsweb</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'objet du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Kayapó]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nbbmuseum.be/?p=5101</guid>
		<description><![CDATA[À l’occasion d’Europalia.Brésil, le musée de la BNB organise l’exposition ’D’or et de plumes’.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/doc/obj_month/obj201111FR.pdf">Version imprimable</a> (pdf)</p>
<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/11/Sous-la-loupe-2011-11-Kayapo-NL-S1.jpg" rel="lightbox[5101]"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-5107" title="Sous la loupe - 2011-11 - Kayapo - NL - S1" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/11/Sous-la-loupe-2011-11-Kayapo-NL-S1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À l’occasion d’Europalia.Brésil, le musée de la BNB organise l’exposition ’D’or et de plumes’. Présentées comme un système de valeur important chez les Indiens d’Amazonie, les plumes occupent également une place prépondérante dans les rituels et cérémonies qui rythment leur quotidien et jouent un rôle identitaire essentiel. Lumière sur certaines pratiques d’une des tribus particulièrement bien représentée lors de cette exposition : les Kayapós.</p>
<p>Le nom Kayapó signifi e « ceux qui ressemblent aux singes ». Cette appellation, connue depuis le XIXe siècle, est celle donnée par des tribus voisines. Elle trouve son origine dans certains rituels où les hommes arboraient un costume de singe. Ils préfèrent cependant se nommer eux-mêmes Mebêngôkre signifi ant « l’homme venu de l’eau ».</p>
<p>La tribu occupe aujourd’hui la région de la vallée du Rio Xingu, affl uent méridional de l’Amazone dans les états du Mato Grosso et du Pará. Depuis l’arrivée des colonisateurs, plusieurs sous-groupes se sont créés, les scissions trouvant leur origine dans le choix de la nature des relations entretenues avec l’« homme blanc ». Ils se répartissent plus ou moins profondément dans la forêt et occupent des petits villages circulaires organisés autour d’une place centrale. Aujourd’hui encore, certains groupes vivent volontairement isolés du monde extérieur.</p>
<p>Comme la plupart des Indiens, les Kayapós entretiennent un rapport étroit avec la nature qui les entoure. Pour eux, tout ce qui compose l’univers est intimement lié, indissociable. Chaque chose n’existe que par la relation qu’elle entretient avec les autres choses ; il convient donc de maintenir l’harmonie entre les différentes parties. Les rites et cérémonies qu’ils entreprendront garderont dès lors toujours un lien direct avec la nature et auront essentiellement pour but d’apaiser les tensions entre les hommes et les esprits (des morts, des animaux, …) qui peuplent l’univers.</p>
<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/11/CARTE-BRÉSIL_Kayapo.jpg" rel="lightbox[5101]"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5110" title="CARTE BRÉSIL_Kayapo" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/11/CARTE-BRÉSIL_Kayapo-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Le village est considéré comme étant le centre de l’univers, le seul lieu socialisé. Par défi nition, tout ce qui se trouve à l’extérieur de celui-ci, et qui ne porte pas de nom, est synonyme de danger. C’est le lieu de résidence des animaux mais surtout des esprits que les Kayapós craignent par-dessus tout. Ils sont particulièrement présents la nuit et sont susceptibles d’infl iger de terribles maux aux hommes, ce qui explique que les Kayapós craignent la nuit. Afi n d’éviter que l’espace social se fasse envahir par le domaine naturel et sauvage, de nombreuses cérémonies où interviennent parures, chants et danses sont effectuées afi n d’établir un lien constant avec la nature et d’apaiser les esprits.</p>
<p>Les Kayapós accordent une grande importance au langage, au nom et à la pratique oratoire. Il se défi nissent d’ailleurs comme « ceux qui parlent bien » pour se distinguer des autres peuples. Les zones hors du village où ils se rendent fréquemment (zone de chasse en forêt, champs, …) sont socialisées par l’attribution d’un nom.</p>
<p>L’importance du nom se retrouve avec le rite dit de l’appellation. À sa naissance, l’enfant reçoit plusieurs noms : des noms ’communs’, inspirés de la nature ou d’un animal, et des ’beaux’ noms, inspirés d’éléments cérémoniels. Le rite en lui-même prend place entre 2 et 8 ans et permet de confi rmer les différents noms afi n de permettre à l’enfant d’être un ’être humain à part entière’. Pour ce genre de cérémonie notamment, les Kayapós organisent d’importants banquets et se couvrent de tatouages corporels temporaires. Ils sont réalisés au moyen de végétaux comme le Genipa qui donne l’aspect d’un tatouage au henné. Les motifs s’inspirent systématiquement d’éléments provenant de la nature (carapace de tortue, insectes, …). Par le rite d’appellation et leurs décorations, les Indiens, dont le sens esthétique est très développé, deviennent des mereremex, « ceux qui étendent leur beauté ». Il s’agit pour eux de la « vraie nature » de la beauté qui est tant intérieure, par l’attribution du nom et donc la socialisation de l’âme, qu’extérieure par les tatouages et les parures. Mais ce rite peut être source de danger puisque, outre l’évocation d’un nom provenant de la nature (et donc dangereux), les esprits des ancêtres peuvent à tout moment enlever l’esprit de l’enfant.</p>
<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/11/S-KP-176E1.jpg" rel="lightbox[5101]"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5111" title="S-KP-176E1" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/11/S-KP-176E1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Pour alimenter le village, les hommes sont en charge de la chasse et de la pêche ce qui les entraînent parfois profondément dans la jungle. Vu la grande quantité de nourriture nécessaire, leur expédition peut parfois durer plusieurs semaines. À leur retour, les hommes entonnent des chants consacrés aux esprits des animaux tués afi n de les supplier de rester dans la nature. Les femmes quant à elles pourvoient le village en patates douces, manioc, fruits, … grâce à la culture de lopins de terre situés hors du village. Pendant tout le temps passé hors du village, elles fument du tabac, les esprits craignant la fumée. De même, avant de quitter leurs champs, elles crachent et souffl ent leur fumée autour d’elles afi n de faire fuir les esprits qui pourraient les suivre jusqu’au village. Cette dernière action a la même effi cacité que les chants des hommes en revenant de la chasse.</p>
<p>Depuis l’arrivée des premiers colons jusqu’à nos jours, l’exploitation forestière et minière, l’élevage et la culture intensive, mais aussi la construction de barrages hydroélectriques portent un grave préjudice aux Indiens. Ils sont non seulement atteints dans leur intégrité culturelle mais également territoriale. Face à ces actes préjudiciables, les Kayapós fi gurent parmi les tribus les plus actives sur le plan politique. Fortement médiatisé, Raoni, un des chefs Kayapós, s’est en effet érigé comme porte-parole des revendications des Indiens d’Amazonie. Accompagné du chanteur Sting, il a effectué durant les années ’90 un tour du monde afin de sensibiliser le monde à la cause indigène.</p>
<p>Jean-Christophe Caestecker<br />
Guide du musée</p>
<p><em>Bibliographie</em></p>
<ul>
<li>BOURGEOIS Catherine, « Amazonie, le peuple oublié des Kayapó » sur Terre sacrée, 10 juin 2005. http://terresacree.org/kayapo2.htm. Consulté le 14/10/2011.</li>
<li>VERSWIJVER Gustaaf, Kayapó, Indigenous Peoples in Brazil. http://pib.socioambiental.org/en/povo/kayapo/186. Consulté le 18/10/2011.</li>
<li>VERSWIJVER Gustaaf, « Les oiseaux et leurs plumes dans la fabrication d’un idéal d’humanité chez les Indiens d’Amérique du Sud » dans D’or et de plumes, systèmes d’échange et de valeur au Brésil, catalogue d’exposition, p.87-117.</li>
<li>Le Vif l’express, « Indiens d’Amazonie. Passé-présent-avenir », hors série.</li>
</ul>
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		<title>Nocturne au Musée de la BNB: jeudi 27 octobre 2011</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 07:37:44 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Amateurs de culture et de Brussels by night: durant l'automne, les musées de Bruxelles vous accueillent tous les jeudis soir pour des visites nocturnes. Le Musée de la Banque nationale y participe également!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/10/nocturne-20116.jpg" rel="lightbox[5068]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5081" title="nocturne-2011" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2011/10/nocturne-20116.jpg" alt="nocturne-2011" width="100" height="150" /></a></p>
<p><strong>Amateurs de culture et de Brussels by night: durant l&#8217;automne, les musées de Bruxelles vous accueillent tous les jeudis soir pour des visites nocturnes. Le Musée de la Banque nationale y participe également! C&#8217;est l&#8217;occasion idéale pour (re)découvrir les collections du musée dans une ambiance conviviale entre amis ou en famille.</strong></p>
<p>Laissez-vous guider à travers la collection du musée et testez ensuite vos connaissances en faisant tourner la roue de la fortune! Succès garanti&#8230; Aux collections permanentes s&#8217;ajoute cette année une exposition prestigieuse inscrite au programme d&#8217;Europalia.Brasil: votre guide vous emmènera dans un univers où il sera question <a href="http://www.nbbmuseum.be/nl/2011/10/exhibition-gold-and-feathers-8102011-15012012.htm?lang=fr">d&#8217;or et &#8230; de plumes! </a></p>
<p>Après votre visite, un petit verre vous est offert. En raison d&#8217;une capacité d&#8217;accueil limitée, une réservation rapide est souhaitée. L&#8217;entrée est gratuite. Le programme complet des nocturnes se trouve sur <a href="http://www.brusselsmuseumsnocturnes.be">www.brusselsmuseumsnocturnes.be</a>.</p>
<p>Où?<br />
Musée de la Banque nationale de Belgique<br />
rue du Bois Sauvage 10<br />
1000 Bruxelles</p>
<p>Quand?<br />
jeudi 27 octobre<br />
de 17 à 22 h</p>
<p>Prix?<br />
gratuit</p>
<p>Réservation<br />
tél. 02 221 22 06 ou 02 221 36 21<br />
<a href="mailto:museum@nbb.be">museum@nbb.be</a></p>
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		<title>Exposition: D&#8217;or et de plumes (8/10/2011 &#8211; 15/01/2012)</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Oct 2011 09:22:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tsweb</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[L'exposition « D'or et de plumes » vous entraîne à l'autre bout du monde, à la découverte du Brésil et de son riche patrimoine humain et culturel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;exposition « D&#8217;or et de plumes » vous entraîne à l&#8217;autre bout du monde, à la découverte du Brésil et de son riche patrimoine humain et culturel. Elle s&#8217;inscrit dans le cadre d&#8217;Europalia.Brasil et a pour fil conducteur l&#8217;or, valeur économique, signe de richesse et moyen de paiement. Elle retrace l&#8217;aventure des colons portugais et leur quête acharnée de ce métal précieux ; celle des Indiens, aux yeux desquels les plumes bigarrées de certains oiseaux avaient bien plus de valeur que l&#8217;or ; et celle des garimpeiros, ces orpailleurs clandestins aujourd&#8217;hui encore à la recherche d&#8217;un improbable Eldorado.</strong></p>
<p>L&#8217;exposition « D&#8217;or et de plumes » met en lumière les systèmes de valeurs très contrastés des différents groupes humains de cet immense pays. Vous pourrez y découvrir une riche collection de pièces d&#8217;or prêtée par le Banco Central do Brasil, de magnifiques parures amérindiennes en plumes (issues des collections du Musée de Tervuren et du MAS Antwerpen), ainsi qu&#8217;un reportage poignant réalisé par les photographes brésiliens Ricardo Funari et João Roberto Ripper, qui illustre le quotidien des garimpeiros.</p>
<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/expo/fr/expo_home.htm">L&#8217;exposition </a>se visite seul ou en groupe. Les groupes peuvent demander une visite guidée. L&#8217;accès et la visite guidée sont entièrement gratuits pour les groupes scolaires. Le nombre de visiteurs étant limité, il est recommandé de réserver sans tarder, par téléphone (32 2 221 22 06), par courriel (<a href="mailto:museum@nbb.be">museum@nbb.be</a>) ou au moyen du <a title="online-reserveringsformulier" href="http://www.nbbmuseum.be/fr/booking">formulaire de réservation en ligne</a>.</p>
<p>Le catalogue est disponible en trois langues (français, néerlandais et anglais).</p>
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