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	<title>Museum of the National Bank of Belgium</title>
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	<description>Explore the history of money and economy through the collection of the Museum of the National Bank of Belgium</description>
	<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 08:02:22 +0000</pubDate>
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		<title>Le payement électronique</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/09/electronisch-betalen.htm</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 13:26:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Viv</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Object of the month]]></category>

		<category><![CDATA[electronic]]></category>

		<category><![CDATA[argent]]></category>

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		<description><![CDATA[Les moyens de paiements sont, selon Régis Bouyala, «les supports de transactions mis à la disposition des agents économiques [...] pour solder le prix d’un bien ou d’un service ou pour s’acquitter d’une dette. 

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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nbb.be/doc/ts/Publications/Museum/Obj201009Fr.pdf" target="_blank">Version imprimante</a> (pdf)</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3672  aligncenter" title="elektronisch betalen" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/08/object1.jpg" alt="elektronisch betalen" width="473" height="202" /></p>
<p>Payer est un acte ordinaire. Le monde des paiements a bien évolué au cours des dix dernières années (Internet, GSM). Les instruments se sont dématérialisés et automatisés. Mais qu’entend-t-on par moyens de paiements? Les moyens de paiements sont, selon Régis Bouyala, «les supports de transactions mis à la disposition des agents économiques [...] pour solder le prix d’un bien ou d’un service ou pour s’acquitter d’une dette»(1).</p>
<p>On distingue deux grandes familles: la monnaie fiduciaire et la monnaie scripturale. La monnaie fiduciaire est représentée par les espèces, billets et pièces. La monnaie scripturale donne lieu à une écriture sur un compte par le biais du chèque, du virement ou de la carte bancaire. La carte bancaire, apparue en Belgique à la fin des années 1970, permet notamment des paiements de proximité grâce à la simplicité d’usage, à l’acceptabilité généralisée et à la richesse des services associés. Une troisième famille a récemment vu le jour, celle de la monnaie électronique. Celle-ci correspond, en fait, aux émetteurs de porte-monnaie prépayé dont les paiements sont initiés, traités et reçus électroniquement (au moyen de la puce).</p>
<p>La monétique se trouve, quant à elle, à l’intersection de plusieurs domaines: l’économie, le bancaire, l’informatique et les réseaux. Le mot « monétique » provient de la contraction des termes moné(taire) et (informa)tique. Il est utilisé depuis les années 1980. Il s’agit de «l’ensemble des techniques électroniques, informatiques et télématiques permettant d’effectuer des transactions, des transferts [bancaires] (carte bancaire, virement électronique, etc.)»(1).</p>
<p>Le moyen de paiement le plus utilisé par la majorité des Européens est la carte bancaire. Son usage diffère cependant beaucoup d’un pays à l’autre. En 2007, un Européen effectuait en moyenne 55 paiements annuels par carte, un Finlandais 153, un Danois 160 tandis qu’un Polonais en faisait un peu plus de 10. En Europe, 95 % des paiements domestiques (nationaux) s’effectuent par cartes. Les paiements au Benelux se font essentiellement à l’aide de cartes de débit (Maestro) tandis qu’au Royaume-Unis ce sont les cartes de crédit (exploitées comme cartes de débit différé) qui sont les plus utilisées.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-3687" title="sepa" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/08/sepa.jpg" alt="sepa" width="205" height="82" />Lancé en 2002, le projet SEPA (Single Euro Payments Area) vise à réaliser des paiements scripturaux européens, un peu comme l’espace unique de paiement cash avec la circulation des euros. Trente et un pays y participent, c’est-à-dire, les vingt-sept pays de l’Union Européenne, l’Islande, la Norvège, le Liechtenstein et la Suisse. Les virements transfrontaliers sont les plus nombreux. Les cartes Bancontact/Mister Cash sont les plus utilisées pour les montants domestiques.</p>
<p>Les premières cartes de paiement se présentaient sous la forme d’un support plastique comportant des inscriptions en relief. Grâce à l’automatisation, les cartes ont ensuite été munies d’une piste magnétique. Les transactions électroniques utilisaient alors les réseaux téléphoniques pour êtres traitées. Il restait cependant encore un souci de sécurité. Ce dernier fut réglé par l’adoption de cartes à puce électronique. EMV est, d’ailleurs, un standard international de carte à puce qui a été lancé dès 1997 par les réseaux internationaux Europay, Mastercard et Visa (d’où l’acronyme EMV).</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-3695" title="kaarten" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/09/kaarten.jpg" alt="kaarten" width="316" height="316" /><br />
Sur les cartes bancaires actuelles, différents signes de sécurité sont visibles. La disposition des signes diffère d’une carte à l’autre. Sur l’avant, on peut notamment voir le numéro de carte (terminé par la clé de Luhn), le numéro de compte IBAN (International Bank Account Number) et la puce électronique. À l’arrière, on retrouve, entre autres, la piste magnétique et la signature.</p>
<p>La carte offre deux services: le paiement et le retrait. Son utilisation est toujours associée à un compte sur lequel sont prélevés les montants correspondant aux transactions effectuées. La carte de débit est une carte magnétique permettant de débiter directement un montant d’un compte bancaire. À l’inverse, les paiements effectués par carte de crédit ne sont débités du compte qu’à l’échéance mensuelle.</p>
<p>Il existe quatre acteurs principaux lors d’un paiement par carte: le porteur de la carte, la banque du porteur (souvent la banque émettrice de la carte), l’accepteur (celui qui reçoit le paiement) et la banque acquéreur (qui met les transactions à disposition de la banque émettrice).</p>
<p>Dans le monde de la monétique, il existe deux types de flux de transactions financières. Les flux domestiques sont les opérations faites dans un pays par des porteurs de cartes émises par des établissements financiers du dit pays. Les flux internationaux peuvent être, quant à eux, classés en deux catégories: les opérations faites dans un pays par des porteurs de cartes émises par des banques étrangères ou celles faites à l’étranger par des porteurs de cartes émises par des banques du pays d’origine. Les transactions s’effectuent alors entre les banques via des réseaux internationaux comme par exemple Visa ou MasterCard.</p>
<p>Catherine Dauvister,<br />
guide du musée.</p>
<p>Bibliographie:<br />
BOUYALA, Régis, Le monde des paiements, Paris, 2005, Revue Banque Edition, coll. Techniques bancaires.<br />
BOUYALA, Régis, Les paiements à l’heure de l’Europe et de l’e-paiement, Paris, 2009, Revue Banque Edition, coll. Les essentiels de la banque et la finance.<br />
BRYON, Marie et VAN OVERSTRAETEN, Christophe, Des cartes et des terminaux. 25 ans de paiements électroniques en Belgique, Banksys, 2004.<br />
HALLEPEE, Didier, L’univers de la monétique : histoire, fonctionnement et persectives, Paris, 2009, Domptin, coll. Arc-en-Ciel. Economie.<br />
HALLEPEE, Didier, SEPA : l’espace des paiements en euro, Paris, 2009, Domptin, coll. Arc-en-Ciel. Economie.<br />
SHERIF, Mostafa Hashem, Paiements électroniques sécurisés, Paris, 2007, Presse polytechniques et universitaires romandes et GET, coll. Technique et scientifique des télécommunications.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3674  aligncenter" title="acties" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/08/objectsamen.jpg" alt="acties" width="483" height="99" /></p>
<p> <br />
(1) UYALA, Régis, Le monde des paiements, Paris, 2005, Revue Banque Edition, coll. Techniques bancaires, p. 21.</p>
<p>(2) ERIF, Mostafa Hashem, Paiements électroniques sécurisés, 2007, Presse polytechniques et universitaires romandes et GET, p. 2.</p>
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		<item>
		<title>Séminaire 2010: Le marché du travail en Belgique - Structures et évolutions</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/08/seminary2010-overzich.htm</link>
		<comments>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/08/seminary2010-overzich.htm#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Aug 2010 12:48:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Viv</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[News]]></category>

		<category><![CDATA[marché du travail]]></category>

		<category><![CDATA[séminaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la troisième année consécutive, la Banque invite les enseignants en économie du secondaire à un séminaire de formation d’une demi-journée qui aura lieu au mois d'octobre. Cette fois, c’est le marché du travail qui sera à l’honneur. Les inscriptions sont ouvertes dès maintenant!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Que ce soit chez nous ou dans de nombreux autres pays du monde, l&#8217;état et le développement du marché du travail constitue un sujet particulièrement brûlant. Le troisième séminaire de la Banque nationale pour les enseignants en économie du secondaire au mois d&#8217;octobre prochain permettra de dégager une vue globale du marché belge du travail, de son fonctionnement et de ses différents acteurs.</p>
<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/fr/teachers/seminar2010">Plus d&#8217;info</A></p>
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		</item>
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		<title>Une brochure concernant les activités de la Banque nationale est en ligne</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/07/brochure_online.htm</link>
		<comments>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/07/brochure_online.htm#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 14:25:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>deneefl</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[News]]></category>

		<category><![CDATA[Banque nationale de Belgique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nbbmuseum.be/?p=3469</guid>
		<description><![CDATA[La Banque nationale contribue notamment à la formulation et à la mise en oeuvre de la politique monétaire de l’Eurosystème, et à la surveillance du système financier. Dans cette brochure, publiée en avril 2010, vous en apprenez plus.  ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_3531" class="wp-caption alignright" style="width: 185px"><img src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/07/activiteitenfr1.jpg" alt="Brochure concernant les activités de la Banque nationale " title="Brochure concernant les activités de la Banque nationale " width="175" height="121" class="size-full wp-image-3531" /><p class="wp-caption-text">Brochure concernant les activités de la Banque nationale </p></div></p>
<h4>Brochure &#8220;La Banque nationale de Belgique - Principales activités&#8221;</h4>
<p>La Banque nationale contribue notamment à la formulation et à la mise en oeuvre de la politique monétaire de l’Eurosystème, et à la surveillance du système financier. Dans cette brochure, publiée en avril 2010, vous en apprenez plus. </p>
<p>Téléchargez la <a href="http://www.nbbmuseum.be/doc/activities/activite2010.pdf" target=_blank>brochure</a> concernant les activités de la Banque nationale</p>
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		<item>
		<title>Renaissance d’un bâtiment historique en plein cœur de Bruxelles</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/07/ucb_building.htm</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 12:02:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>deneefl</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[News]]></category>

		<category><![CDATA[Banque nationale de Belgique]]></category>

		<category><![CDATA[bâtiment UCB]]></category>

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		<description><![CDATA[Érigé en 1872, le bâtiment de l’ancienne «Union du crédit de Bruxelles» n’était plus accessible au public depuis près de 30 ans. Défiguré, pillé, incendié … il a finalement été sauvé et restauré par la Banque nationale, qui y a installé sa bibliothèque. Il est accessible au public.  

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_3514" class="wp-caption alignright" style="width: 180px"><img class="size-full wp-image-3514" title="le bâtiment de l’ancienne Union du crédit de Bruxelles" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/07/ucb5.jpg" alt="le bâtiment de l’ancienne Union du crédit de Bruxelles" width="170" height="255" /><p class="wp-caption-text">le bâtiment de l’ancienne Union du crédit de Bruxelles</p></div></p>
<p><strong>Érigé en 1872, le bâtiment de l’ancienne «Union du crédit de Bruxelles» n’était plus accessible au public depuis près de 30 ans. Défiguré, pillé, incendié … il a finalement été sauvé et restauré par la Banque nationale, qui y a installé sa bibliothèque. Il est accessible au public.</strong></p>
<p>La rareté des bâtiments bancaires du XIXe siècle rend particulièrement intéressante la restauration par la Banque nationale de l’ancien bâtiment du crédit de Bruxelles, au 57 de la rue Montagne aux herbes potagères, sous la supervision de la Commission des monuments, sites et fouilles. Partiellement classé, ce bâtiment est aujourd’hui visitable.</p>
<p>C’est en 1872 que l’architecte Désiré De Keyser acheva la construction de cette banque, éclairée par deux verrières impressionnantes de légèreté et d&#8217;audace. Au cours de son histoire, cet immeuble n’a cependant pas été épargné. Modifié à de nombreuses reprises au cours de son histoire, avant de bénéficier d’une restauration extrêmement soignée et très respectueuse de l’environnement, à partir du milieu des années 2000.</p>
<p>Sa décoration tire principalement son inspiration du style gothique. La combinaison du fer et du verre, caractéristique de l’époque, confère beaucoup d’élégance au bâtiment. Elle contribue au charme d’une bâtisse qui abrite aujourd’hui la bibliothèque de la Banque nationale, l’une des principales sources d’information économique du pays, qui vient de célébrer son centenaire. Cette restauration a été complétée par la commande d’une tapisserie monumentale à Pieter Vermeersch. À l’occasion de l’ouverture de ce bâtiment, la Banque national elle organise d’ailleurs une exposition d’une trentaine de pièces de sa collection d&#8217;art belge contemporain autour du thème de la lumière : (De)light.</p>
<p>Bibliothèque de la Banque nationale de Belgique<br />
57 rue Montagne aux herbes potagères<br />
1000 Bruxelles </p>
<p>Accessible du lundi au vendredi de 10h à 17h. </p>
<p>visites guidées possibles sur demande (2,50 EUR par personne): <br />
<a href="mailto:art@nbb.be">art@nbb.be</a><br />
02 221 40 89</p>
<p><a onclick="window.open(this.href,null,'height=480,width=640,status=no,toolbar=no,menubar=no,location=no');return false;" href="http://www.nbbmuseum.be/Videos/bib_fr.html" target="_blank">Regardez le film sur la restauration</span></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le marché du travail: prochain séminaire pour enseignants de la Banque nationale</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/07/labour_market.htm</link>
		<comments>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/07/labour_market.htm#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 11:16:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>deneefl</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[News]]></category>

		<category><![CDATA[marché du travail]]></category>

		<category><![CDATA[séminaire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nbbmuseum.be/?p=3488</guid>
		<description><![CDATA[Le troisième séminaire de la Banque nationale pour les enseignants en économie du secondaire au mois d'octobre prochain permettra de dégager une vue globale du marché belge du travail, de son fonctionnement et de ses différents acteurs.  

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_3622" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-3622" title="marché de travail" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/07/arbeidsmarkt1-300x223.jpg" alt="marché de travail" width="300" height="223" /><p class="wp-caption-text">marché de travail</p></div></p>
<p><strong>Que ce soit chez nous ou dans de nombreux autres pays du monde, l&#8217;état et le développement du marché du travail constitue un sujet particulièrement brûlant. Le troisième séminaire de la Banque nationale pour les enseignants en économie du secondaire au mois d&#8217;octobre prochain permettra de dégager une vue globale du marché belge du travail, de son fonctionnement et de ses différents acteurs. </strong></p>
<p>C&#8217;est ainsi qu&#8217;il précisera la signification de concepts tels que les taux d&#8217;emploi et de chômage, les objectifs de la stratégie de Lisbonne, la norme salariale, etc., et expliquera leurs modes de calcul. L&#8217;approche sera fondée sur l&#8217;exploitation de cas concrets: impact de la crise sur le marché du travail, insertion des jeunes dans l&#8217;emploi et choc du vieillissement. Des illustrations chiffrées soutiendront l&#8217;ensemble en mettant l&#8217;accent sur la situation de la Belgique dans le contexte européen.</p>
<p>L&#8217;objectif est à la fois de renforcer les connaissances théoriques et d&#8217;améliorer la compréhension de la réalité socioéconomique du marché du travail. Ce séminaire permettra enfin de faciliter le traitement et l&#8217;exploitation des statistiques disponibles.</p>
<p>Programme précis et formulaire d&#8217;inscription seront disponibles sur le site www.nbbmuseum.be &gt; salle des profs.</p>
<h4>Séminaire sur la marché du travail</h4>
<p>auditoire de la Banque nationale de Belgique<br />
61 rue Montagne aux herbes potagères<br />
Bruxelles<br />
Le mercredi 20 octobre 2010 de 13h30 à 17h<br />
Sandwiches et café à partir de 12h30.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les croisettes du Katanga</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/07/katanga.htm</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 06:41:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>deneefl</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Object of the month]]></category>

		<category><![CDATA[Congo]]></category>

		<category><![CDATA[cuivre]]></category>

		<category><![CDATA[croix]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nbbmuseum.be/?p=3416</guid>
		<description><![CDATA[En juin 2010, la République Démocratique du Congo a fêté l’anniversaire de son indépendance. Nous saisissons cette occasion pour évoquer un objet particulier provenant d’une des provinces du sud de la République Démocratique du Congo, le Katanga. Il s’agit de la croisette en cuivre. 

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/doc/obj_month/obj201007Fr.pdf" target="_blank">Version imprimable</a></p>
<p><div id="attachment_3421" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><img class="size-full wp-image-3421" title="Croisettes" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/06/katanga1.jpg" alt="Croisettes" width="491" height="325" /><p class="wp-caption-text">Croisettes</p></div></p>
<p><strong>Récemment, la République Démocratique du Congo a fêté l’anniversaire de son indépendance. Nous saisissons cette occasion pour évoquer un objet particulier provenant d’une des provinces du sud de la République Démocratique du Congo, le Katanga. Il s’agit de la croisette en cuivre.</strong></p>
<p>Depuis toujours, le Katanga a bénéficié d’une aura particulière grâce à sa richesse en gisements minéraux, ses mines de cuivre ont toujours été particulièrement renommées. Celles-ci sont exploitées depuis bien longtemps au Katanga. Déjà au 16e siècle, le cuivre était exporté jusqu’à la côte de l’Angola et de là jusqu’en Europe. Autrefois, l’extraction et la fonte du cuivre était l’apanage d’une mystérieuse corporation appelée les «mangeurs de cuivre», membres d’une sorte de société secrète, une «bwanga». Ils étaient les seuls à pouvoir prélever le minerai de cuivre et le travailler. La production du précieux métal était entourée de rituels, de secrets professionnels, de traditions et de magie. Le métier de fondeur était empreint d’un certain prestige et de sacralité. Il fallait être admis dans la corporation puis initié avant de pouvoir travailler le cuivre.</p>
<p><div id="attachment_3424" class="wp-caption aligncenter" style="width: 582px"><img class="size-full wp-image-3424" title="Source: Réseau Documentaire International sur la Région des Grands Lacs africains, http://www.grandslacs.net/" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/06/katanga2.jpg" alt="Source: Réseau Documentaire International sur la Région des Grands Lacs africains, http://www.grandslacs.net/" width="572" height="436" /><p class="wp-caption-text">Source: Réseau Documentaire International sur la Région des Grands Lacs africains, http://www.grandslacs.net/</p></div></p>
<p>La récolte du minerai de cuivre se faisait pendant la saison sèche, vers la mi-mai. Les Anciens, responsables du groupe annonçaient le début du ramassage, «allons manger le cuivre». Ce sont eux également qui contrôlaient la production et la diffusion des monnaies croisettes. Les femmes et les enfants prélevaient la malachite (carbonate hydraté naturel de cuivre se présentant sous la forme d’encroûtements mamelonnés de couleur verte) à même le sol, tandis que les hommes creusaient au pic des puits profonds, parfois jusqu’à 35 mètres, pour extraire le précieux minerai. L’extraction durait trois mois. Le minerai était ensuite grillé puis réduit dans des hauts fourneaux temporaires ou permanents fabriqués à partir de l’argile contenue dans les termitières très nombreuses au Katanga. Les hauts fourneaux étaient alimentés avec du charbon de bois ou de petites bûches et ventilés à l’aide de soufflets en peau d’antilope. Le raffinage et la fonte du cuivre étaient réalisés dans un autre four. Le métal en fusion était amené par une rigole dans un moule tracé au doigt dans le sable afin de confectionner des lingots. Ceux-ci prenaient la forme de croix de Saint-André plus communément appelées croisettes. L’exploitation du cuivre par les «mangeurs de cuivre» se poursuivit jusqu’en 1903. Par la suite, c’est l’Union Minière du Haut Katanga – qui deviendra plus tard la Gécamines, la Générale des Carrières et des Mines – qui reprit l’exploitation du cuivre. Toutefois, il existe encore aujourd’hui quelques creuseurs traditionnels.</p>
<p>Les croisettes ont servi telles quelles comme moyen de paiement, d’échange, pendant plusieurs siècles dans beaucoup de sociétés d’Afrique centrale. Leur valeur atteignait presque celle de l’ivoire. Néanmoins, les croisettes ont toujours eu plusieurs fonctions, plusieurs significations symboliques. Au delà de leur fonction de monnaie, les croisettes faisaient offi ce de lingots, de réserve de matière première, mais aussi d’insigne de dignité et de pouvoir. Elles étaient également de formes et de factures différentes en fonction des zones, des royaumes, des chefferies où elles étaient réalisées. Ainsi, grâce à ces différences, on peut déterminer jusqu’où s’exerçait l’autorité des différents royaumes. Les premières croisettes en cuivre apparaissent au 13e siècle dans les tombes du sud du Katanga actuel au même moment que les cauris et les perles en pâte de verre, utilisés eux aussi comme moyen de paiement. Une grande croisette était en effet déposée sur le torse du défunt. A partir du 14e siècle, les croisettes présentes dans les tombes ne font plus que quelques centimètres jusqu’à disparaître totalement dès le 18e siècle. Elles sont remplacées par les perles en pâte de verre et les cauris. Et c’est au cours des 18e et 19e siècles que les croisettes ont servi au paiement du tribut que les régions produisant du cuivre devaient verser à l’empire Lunda, empire africain occupant un vaste territoire réparti sur l’actuel Katanga, le nord de la Zambie et l’est de l’Angola.</p>
<p><div id="attachment_3426" class="wp-caption alignright" style="width: 320px"><img class="size-full wp-image-3426" title="croisette du Katanga" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/06/katanga3.jpg" alt="croisette du Katanga" width="310" height="311" /><p class="wp-caption-text">croisette du Katanga</p></div></p>
<p>À la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, les croisettes commencèrent à être utilisées lors des échanges quotidiens. Elles servaient également au paiement des compensations matrimoniales. En effet, le mariage d’une femme signifiait une perte de main d’oeuvre pour la famille de la mariée, c’est pourquoi l’on offrait des croisettes en compensation. Une femme valait une grande croisette, mais on pouvait ajouter une petite croisette si elle présentait des qualités remarquables! Au cours du 20e siècle, elles sont utilisées comme médicaments et comme insignes de dignité. Un peu après la déclaration d’indépendance de la République Démocratique du Congo le 30 juin 1960 – on parlait alors de République du Congo – la province du Katanga voulut elle aussi gagner son autonomie. C’est ainsi que la province se détacha du reste du pays à la suite d’un coup d’état. Pendant sa courte période d’indépendance (1960-1963), le Katanga choisit les croisettes comme emblème officiel. La Banque Nationale du Katanga émit également des pièces de monnaie illustrées de croisettes.</p>
<p><div id="attachment_3465" class="wp-caption alignright" style="width: 232px"><img class="size-full wp-image-3465" title="Drapeau du Katanga durant sa période d'indépendance" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/07/katanga4.jpg" alt="Drapeau du Katanga durant sa période d'indépendance" width="222" height="156" /><p class="wp-caption-text">Drapeau du Katanga durant sa période d'indépendance</p></div></p>
<p>Certaines monnaies locales comme les croisettes de cuivre ont beaucoup intéressé les étrangers (colons ou marchands). Les étrangers désireux de contrôler la monnaie locale, ont tenté de se la réapproprier pour leur propre profit. Les croisettes furent notamment utilisées au cours du 19e siècle par les grands marchands arabes dans les circuits commerciaux jusqu’au Kenya, sur la côte est de l’Afrique.</p>
<p>Laura Pleuger,<br />
Guide du musée</p>
<p>Bibliographie:</p>
<ul>
<li>COQUET M., 1995. De l’anthropologie de l’art. Journal des africanistes, tome 65, fascicule 2: p. 229.</li>
<li>KUHN G. et RABUS B., 2009. Geld ist, was gilt, München, Staatliche Münzsammlung München: p. 38.</li>
<li>LEKIME F., 1966. Katanga pays du cuivre, Verviers, Gérard: 208 p.</li>
<li>RIVALLAIN J., 1985. Paléomonnaies africaines : formes et fonctions. Actualité scientifique. Bulletin de la Société préhistorique française, tome 82, n° 9: pp. 265269.</li>
<li>RIVALLAIN J., 2001. Monnaies d’Afrique: visions africaines et visions européennes. Revue numismatique,<br />
6e série, tome 157: pp. 121130.</li>
</ul>
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		<item>
		<title>A découvrir dans les vitrines du musée: une nouvelle pièce de 2 euros</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/06/2euro-2.htm</link>
		<comments>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/06/2euro-2.htm#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Jun 2010 08:42:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Viv</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[News]]></category>

		<category><![CDATA[Belgique]]></category>

		<category><![CDATA[pièces]]></category>

		<category><![CDATA[euro]]></category>

		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Le thème? La présidence belge du Conseil de l'Union Européenne. 


]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> A partir du 1er juillet 2010, la Belgique présidera le Conseil de l&#8217;Union Européenne. C&#8217;est l&#8217;occasion d&#8217;émettre une nouvelle pièce commémorative belge de 2 euros.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3391" title="2 euro 2010" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/06/2-euro-20102-300x300.jpg" alt="2 euro 2010" width="210" height="210" /></p>
<p> </p>
<p>La face nationale de la nouvelle pièce de 2 euros porte le logo officiel de la présidence (les lettres &#8220;eu&#8221; et &#8220;trio.be&#8221;), l&#8217;indication du pays dans les trois langues nationales et l&#8217;inscription &#8220;BELGIAN PRESIDENCY OF THE COUNCIL OF THE EU 2010&#8243;.</p>
<p>La pièce est disponible sur le marché via les circuits habituels dont les guichets de la Banque nationale à Bruxelles ou dans ses sièges.</p>
<p><a href="http://www.nbb.be/pub/02_00_00_00_00/02_01_00_00_00/02_01_03_00_00/02_01_03_11_00.htm?l=fr">Plus d&#8217;info</a></p>
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		<title>Le Musée de la Banque décroche le prix du public</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/06/publicprize.htm</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 08:51:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tsweb</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[News]]></category>

		<category><![CDATA[musée]]></category>

		<category><![CDATA[Banque nationale de Belgique]]></category>

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		<description><![CDATA[Nominé par un jury de spécialistes parmi 5 candidats bruxellois au Prix des musées, le Musée de la Banque n’a finalement pas décroché cette distinction. Mais, beaucoup mieux qu’un prix de consolation, c’est finalement le public qui l’a plébiscité. 



]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.prixdesmusees.be"><img class="alignright" title="Prix des Musées 2010" src="http://www.nbbmuseum.be/images/museumprize.jpg" alt="" width="205" height="350" /></a><strong>Nominé par un jury de spécialistes parmi 5 candidats bruxellois au Prix des musées, le Musée de la Banque n’a finalement pas décroché cette distinction. Mais, beaucoup mieux qu’un prix de consolation, c’est finalement le public qui l’a plébiscité.</strong></p>
<p>Fondé en 2006, le <a href="http://www.prixdesmusees.be">Prix des musées</a> récompense chaque année un établissement de chaque région du pays, en prenant pour critère principal les efforts des institutions pour impliquer, renouveler et diversifier leur public. L’accent est mis en particulier sur les activités visant les publics plus difficiles à mobiliser et moins favorisés: enfants, allochtones, personnes âgées, personnes handicapées… Le jury a noté qu&#8217;en 2009, le musée de la Banque a reçu pas moins de 29 365 visiteurs. Le large éventail des moyens éducatifs mis en œuvre ainsi que son dynamisme – qui se traduit entre autres par une participation active à toutes les initiatives du réseau des musées bruxellois - ne lui ont pas échappé non plus.</p>
<p>Finalement, c’est la <a href="http://www.cinematek.be/">Cinémathèque</a>, (on dit maintenant &#8220;Cinematek&#8221;) qui a obtenu le Prix des musées 2010 pour la Région bruxelloise. Pour notre musée, être nominé parmi des musées auss illustres que le <a href="http://www.musee-magritte-museum.be">Musée Magritte</a>, le <a href="http://www.hortamuseum.be/">Musée Horta</a> ou le <a href="http://www.museumvanbuuren.com/">Musée Van Buuren</a> n’était déjà pas un mince honneur. Le public, en lui accordant ses suffrages, a magnifiquement récompensé le travail de longue haleine et le dynamisme de toute une équipe.</p>
<p>Nous tenons donc à vous exprimer toute notre gratitude pour votre soutien massif et nous espérons que nos services continueront à vous satisfaire.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le faux-monnayage à travers les siècles</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/06/counterfeiting.htm</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 11:59:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>deneefl</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Object of the month]]></category>

		<category><![CDATA[billets]]></category>

		<category><![CDATA[faux-monnayage]]></category>

		<category><![CDATA[argent]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le faux-monnayage est vieux comme le monde: avant même la création des pièces de monnaie, les moyens de paiement étaient imités et, peu après la naissance des premières pièces au septième siècle avant Jésus-Christ, apparaissent également les premières formes de falsification.



]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/doc/obj_month/obj201006Fr.pdf" target="_blank">Version imprimable</a></p>
<p><div id="attachment_3337" class="wp-caption aligncenter" style="width: 481px"><img class="size-full wp-image-3337" title="Faux-monnayeurs" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/06/valsemunterij1.jpg" alt="Faux-monnayeurs, gravure dans J. De Damhoudere, Practique ès causes criminelles, 1555" width="471" height="450" /><p class="wp-caption-text">Faux-monnayeurs, gravure dans J. De Damhoudere, Practique ès causes criminelles, 1555</p></div></p>
<p>Défini comme étant l’imitation de la monnaie, c’est-à-dire la falsification des billets de banque et des autres moyens de paiement, le faux-monnayage est vieux comme le monde: avant même la création des pièces de monnaie, les moyens de paiement étaient imités et, peu après la naissance des premières pièces au septième siècle avant Jésus-Christ, apparaissent également les premières formes de falsification. Pendant certaines périodes, le faux-monnayage est massif; ce phénomène est le plus souvent dû à une pénurie de pièces de monnaie légitimes. </p>
<p>Au premier siècle après J.-C. par exemple, de nombreuses pièces non officielles censées compenser le manque de pièces officielles sont en circulation dans l’Empire romain. Par ailleurs, au cours de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle, le faux-monnayage est très répandu aux États-Unis. Certains estiment qu’au début de la guerre de Sécession, en 1861, la moitié des billets en circulation sont faux. Le gouvernement parvient cependant à faire cesser cette contrefaçon massive en créant des services secrets. À la fin du siècle, le faux-monnayage de grande envergure est presque éradiqué.</p>
<p><div id="attachment_3339" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-3339" title="Les faux-monnayeurs piégés" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/06/valsemunterij2-300x214.jpg" alt="Les faux-monnayeurs piégés, gravure d’après une xylographie de R. Brend amour, dans: De Belgische Illustratie, 1868" width="600" height="428" /><p class="wp-caption-text">Les faux-monnayeurs piégés, gravure d’après une xylographie de R. Brend amour, dans: De Belgische Illustratie, 1868</p></div></p>
<p>Les faussaires ont des motivations variées. On pense d’abord à la cupidité. Bien plus que la contrefaçon des pièces, celle des billets de banque peut générer rapidement des gains importants. La vanité peut constituer un autre mobile. Des faux-monnayeurs ont imité des pièces de monnaie anciennes pour les vendre aux numismates ; certains ont même frappé des séries fictives dans le seul but de démontrer leur savoir-faire. La motivation du faussaire peut aussi être politique.</p>
<p>Ainsi, par nécessité financière, certains princes ont fait battre des pièces dans un métal de moindre valeur et les ont écoulées en les faisant passer pour des pièces d’or ou d’argent d’une teneur supérieure. Frédéric le Grand (1712-1786), par exemple, faisait battre des pièces ayant une trop grande teneur en cuivre tout en conservant un bel aspect argenté grâce à la mise en oeuvre d’un procédé chimique particulier. Un mobile politique bien plus perfide est la falsification à grande échelle du moyen de paiement de l’ennemi. Les opérations &#8220;Andreas&#8221; et &#8220;Bernhard&#8221; de l’Allemagne nazie en constituent les exemples les plus célèbres. L’objectif était de falsifier massivement la livre sterling. L’opération Andreas avait pour but d’inonder le marché britannique de fausses livres sterling, pour miner la confiance dans la monnaie et créer une hyperinflation. En 1942, le plan est rebaptisé &#8220;opération Bernhard&#8221;, et son objectif principal n’est plus de déstabiliser le Royaume-Uni mais de pourvoir les troupes allemandes de moyens financiers supplémentaires. Au total, des millions de billets sont contrefaits, dont environ un million sont d’une qualité telle qu’il est presque impossible de les distinguer des vrais. Bien que le nombre de billets réellement écoulés soit très inférieur aux objectifs, près d’un billet sur vingt était faux en 1944, selon certaines estimations. Néanmoins, sur le continent, cette proportion est nettement supérieure; les fausses livres y sont utilisées pour acheter de l’or, du matériel de guerre et des vivres pour les troupes d’occupation. À la suite de ces opérations, la confiance dans la monnaie britannique a été mise à mal. C’est principalement le cas sur le continent, alors que le territoire du Royaume-Uni était le premier visé.</p>
<p><div id="attachment_3340" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/06/valsemunterij3.jpg" alt="Travaux forcés, mesure de répression du faux-monnayage figurant sur les billets de 100 francs belges du type Beyaert (1978-1996)" title="Travaux forcés, mesure de répression du faux-monnayage figurant sur les billets de 100 francs belges du type Beyaert" width="500" height="133" class="size-full wp-image-3340" /><p class="wp-caption-text">Travaux forcés, mesure de répression du faux-monnayage figurant sur les billets de 100 francs belges du type Beyaert (1978-1996)</p></div></p>
<p>Comme le montre cet exemple, le faux-monnayage peut causer d’importants dégâts, non seulement au niveau individuel – celui du commerçant payé avec des billets sans valeur – mais également au niveau macroéconomique. Le faux-monnayage à grande échelle peut miner la confiance dans la monnaie nationale. En 1888, par exemple, une vague de falsifications provoque en France une panique telle que les vrais billets doivent être retirés de la circulation. De tous temps, la falsification des moyens de paiement a dès lors été sévèrement punie. La contrefaçon de pièces en euros est punie d’une peine de cinq à dix ans de prison et la falsification de billets, sanctionnée de quinze à vingt années d’emprisonnement. Les complices qui aident à écouler de fausses pièces ou de faux billets encourent les mêmes sanctions. Beaucoup l’ignorent: même ceux qui ont reçu de l’argent falsifié et tentent de s’en servir sont passibles d’une amende.</p>
<p>Chargée de la coordination de l’émission des billets en euros, la Banque centrale européenne ne se contente pas de veiller à la mise en oeuvre de ces lourdes sanctions: elle met également l’accent sur la prévention.</p>
<p>Leen Bultinck,<br />
guide du musée</p>
<p>Bibliographie:</p>
<ul>
<li>MALKIN, L., La guerre des faux-monnayeurs. Le complot des faussaires nazis et les déportés du block 19, City Editions, Paris, 2007, p. 178.</li>
<li>KAUCH, P., Les Faux-monnayeurs, dans: NBB-BNB, revue du personnel, 1960-1961.</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Marguerite d&#8217;Autriche - une femme d&#8217;exception</title>
		<link>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/05/margaret.htm</link>
		<comments>http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/05/margaret.htm#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 06 May 2010 09:01:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>deneefl</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Object of the month]]></category>

		<category><![CDATA[billets]]></category>

		<category><![CDATA[Marguerite d'Autriche ]]></category>

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		<description><![CDATA[
Un seul personnage féminin est apparu sur un billet: Marguerite d'Autriche, au verso d'un billet de 500 francs consacré à Bernard (ou Barend) van Orley. C'était une femme d'exception.



]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nbbmuseum.be/doc/obj_month/obj201005Fr.pdf" target="_blank">Version imprimable</a></p>
<p><div id="attachment_3268" class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><img class="size-full wp-image-3268" title="Maguerite d’Autriche, (détail) vitrail, St.-Michel &amp; Gudule" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/05/margaretha11.jpg" alt="Maguerite d’Autriche, (détail) vitrail, St.-Michel &amp; Gudule" width="250" height="250" /><p class="wp-caption-text">Maguerite d’Autriche, (détail) vitrail, St.-Michel &amp; Gudule</p></div></p>
<p><strong>Lorsqu&#8217;on regarde les billets de banque belges, on constate qu&#8217;il a fallu attendre la Première Guerre Mondiale avant que n&#8217;y figurent les premiers portraits réalistes, représentant principalement des membres de la dynastie belge. Ces portraits avaient un caractère patriotique et devaient intimider les faussaires. Ensuite est apparue progressivement la catégorie des personnages historiques célèbres, remplissant une fonction d&#8217;ambassadeur du pays. </strong></p>
<p>Hormis les rois, aucun personnage n&#8217;a été immortalisé de son vivant sur un billet de banque. De longues discussions au sein de la « commission des billets » de la Banque nationale précédaient toujours le choix de ces personnes. Tant leur conduite que leurs mérites et leur réputation étaient soigneusement examinés. On ne recherchait pas uniquement un équilibre géographique et communautaire, ces personnages devaient également être suffisamment connus et de conduite irréprochable. Les plus nombreux venaient du monde des sciences et de la culture: quatorze artistes et trois hommes de science ont figuré sur des billets de banque. Mais les femmes ont été complètement oubliées. Mis à part les reines belges, un seul personnage féminin est apparu sur un billet: Marguerite d&#8217;Autriche, au verso d&#8217;un billet de 500 francs consacré à Bernard (ou Barend) van Orley. C&#8217;était une femme d&#8217;exception.</p>
<p>Dès sa naissance, Marguerite d&#8217;Autriche (Bruxelles 1480 - Malines 1530) fut considérée par son père Maximilien d&#8217;Autriche comme une personnalité clé sur l&#8217;échiquier politique européen. Elle était la fille de Maximilien d&#8217;Autriche et de son épouse Marie de Bourgogne. De par son héritage habsbourgeois et bourguignon, elle représentait un très beau parti. Marguerite d&#8217;Autriche avait à peine deux ans lorsque son père la fiança au Dauphin, le futur Charles VIII. Elle fut élevée à la cour d&#8217;Amboise où elle reçut une éducation française. Mais en 1491, son fiancé la répudia, considérant Anne de Bretagne comme un parti plus intéressant. Maximilien ne se laissa pas décourager et maria sa fille à l&#8217;héritier du trône espagnol, Jean de Castille. Il s&#8217;agissait en fait d&#8217;un double mariage puisque la sœur de celui-ci, Jeanne, épousa Philippe le Beau, frère de Marguerite. Jean de Castille décéda l&#8217;année même de son mariage. Bien que Marguerite ne fût pas très enthousiaste à l&#8217;idée d&#8217;un troisième mariage, elle épousa néanmoins Philibert II de Savoie en 1501. Son époux se désintéressant de la politique, elle assura la quasi-totalité des tâches administratives. La durée de ce mariage fut également très courte, puisque Philibert décéda en 1504. Marguerite porta jusqu&#8217;à sa mort la coiffe de veuve, que l&#8217;on voit également sur le billet.</p>
<p><div id="attachment_3273" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-3273" title="billet de 500 francs van Orley, verso" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/05/margaretha23.jpg" alt="billet de 500 francs van Orley, verso" width="600" height="295" /><p class="wp-caption-text">billet de 500 francs van Orley, verso</p></div></p>
<p>On peut certainement qualifier la première partie de la vie de Marguerite d&#8217;assez mouvementée. Cela lui donna néanmoins un énorme avantage: une très large connaissance des cours européennes et une bonne compréhension de la politique internationale. Elle connaissait également plusieurs langues, dont le français, le latin et le castillan.</p>
<p><div id="attachment_3274" class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><img class="size-full wp-image-3274" title="Marguerite d’Autriche, Dits die excellente cronike van Vlaenderen, 1530" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/05/margaretha3.jpg" alt="Marguerite d’Autriche, Dits die excellente cronike van Vlaenderen, 1530" width="250" height="250" /><p class="wp-caption-text">Marguerite d’Autriche, Dits die excellente cronike van Vlaenderen, 1530</p></div></p>
<p>À la mort de son frère (1506), Marguerite d&#8217;Autriche fut chargée de l&#8217;éducation de ses neveux et nièces, dont le futur empereur Charles Quint. En tant que tutrice de Charles, elle devint régente des Pays Bas. Une des réalisations majeures de Marguerite fut la désignation de Charles comme successeur de Maximilien en tant qu&#8217;empereur. Elle n&#8217;hésitait pas à s&#8217;asseoir elle-même à la table des négociations. Elle parvint ainsi en 1529 à conclure la paix avec le roi de France (Paix de Cambrai, 31 juillet 1529). Marguerite ne fut pas la seule femme de tête à participer à ces négociations: du côté français se trouvait Louise de Savoie, reine-mère du roi de France. C&#8217;est pourquoi cette paix est parfois appelée la Paix des Dames. Il ne faut pas en sous-estimer l&#8217;importance. Les Habsbourg durent définitivement renoncer à leur prétention sur le duché de Bourgogne. On y confirma que l&#8217;Artois et la Flandre seraient soustraits au pouvoir du roi de France, décision à l&#8217;origine de la future frontière entre le néerlandais et le français.</p>
<p>Marguerite d&#8217;Autriche fut non seulement une vraie femme politique, mais aussi la patronne de nombreux artistes. C&#8217;est pour cette raison que la régente est représentée au verso du billet consacré à Bernard Van Orley. Il était en effet peintre de la cour des Habsbourg. La cour de Malines était l&#8217;endroit en vue pour tous les humanistes et les artistes de la Renaissance. Ainsi, Bernard van Orley y rencontra notamment Albrecht Dürer et y vit les dessins de Jacopo de Barbari, le précédent peintre de la cour des Habsbourg.</p>
<p>Le billet de 500 francs représentant Bernard Van Orley et Marguerite d&#8217;Autriche a été émis à partir du 2 juillet 1962 et fait partie de la série consacrée aux hommes de science et aux artistes du 16e siècle. Dans cette série, les couleurs principales des billets belges furent déterminées pour la première fois: vert pour le billet de 5 000 francs, brun pour celui de 1 000, bleu pour celui de 500 et rouge pour celui de 100. Un changement de technique d&#8217;impression suivit également: la technique de l&#8217;offset fut utilisée pour imprimer le fond du recto et du verso.</p>
<p><div id="attachment_3276" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-3276" title="billet de 500 francs van Orley, recto" src="http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/05/margaretha41.jpg" alt="billet de 500 francs van Orley, recto" width="600" height="298" /><p class="wp-caption-text">billet de 500 francs van Orley, recto</p></div></p>
<p>La conception de l&#8217;ensemble de la série a été confiée au graphiste italien Florenzo Marino-Bessi, spécialiste de la fabrication de maquettes destinées aux billets de banque. Pour le portrait de Van Orley, il s&#8217;est sans doute basé sur une gravure du 16e siècle de Filips Galle. Au recto figure le portrait de Bernard Van Orley, flanqué sur la gauche du blason de Bruxelles (Saint-Michel tuant un dragon). La tête de Baudouin apparaît en filigrane. Au verso se trouve le portrait de Marguerite d&#8217;Autriche. Il se base sur un portrait de Van Orley. On trouve actuellement une réplique de ce portrait aux Musées royaux des Beaux-Arts à Bruxelles. À l&#8217;arrière-plan, on peut voir la cour de Savoie, le palais de la régente, ainsi qu&#8217;un des premiers bâtiments de la Renaissance aux Pays-Bas.</p>
<p>Katrien Costermans<br />
Guide de musée</p>
<p>Source:</p>
<ul>
<li>CD-Rom, Le billet de banque belge, Musée BNB, 2001.</li>
<li>De Iongh J., De hertogin. Margaretha van Oostenrijk, hertogin van Savoye (1480-1530), Amsterdam, 1981.</li>
<li>Banque nationale de Belgique, Le franc belge. Monnaies et billets belges depuis 1830, Bruxelles, 1994</li>
<li>Te Boekhorst B., M. Danneel et Y. Randaxhe, Adieu franc. La Belgique et sa monnaie, une belle histoire, Lannoo, Tielt, 2001.</li>
</ul>
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